Jules Ferry
Collège
Marseille
 

Poèmes

jeudi 24 septembre 2015, par SUBI N.

Dans le cadre des actions éducatives proposées par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la classe de 3eC et leur professeur de français, Madame Vona, ont eu l’opportunité d’accueillir l’écrivaine, dramaturge, poétesse Sabine Tamisier.
Ces séances ont été l’occasion de découvrir des écrivains et poètes contemporains tels que Boris Vian, Fernando Pessoa, Jacques Prévert... et surtout d’écrire. Petit à petit, les plumes se sont libérées et les mots ont jailli, la poésie a investi tous les esprits.
Les élèves ont également travaillé la lecture à haute voix et l’expression corporelle puisqu’ils ont déclamé certains de leurs poèmes en public à la Bibliothèque Départementale Gaston Deferre.
Enfin, ils ont visité le Centre International de Poésie de Marseille (le fond d’œuvres le plus riche d’Europe) situé à la Vieille Charité.

Leurs poèmes ont été publiés dans le cahier du Forum de la poésie.


J’en ai vu qui chantait pour une foule de sourds pendant des heures,

Et un autre qui conseillait à un chauve d’aller chez le coiffeur.

J’en ai vu un qui proposait d’aller nager à une personne sans bras,

Et un autre qui invitait un aveugle à aller au cinéma,

J’en ai vu un qui célébrait la fête des mères à l’orphelinat.

Qu’ils sont maladroits ces gens-là !

Allan


Je suis de là,

de cet endroit de mon enfance, où je m’amusais sans endurance,

où je cognais ma petite balle sur les murs tagués qui l’entouraient,

et sautais sur ma corde en descendant les escaliers.

Je suis de là, de ce sol de goudron où je courais sous un soleil frais,

en regardant son grand repère, ce noyau, cet arbre qui me laissait tomber sur ses racines.

Cet endroit qui m’a longtemps vu rire, sourire et courir,

est un endroit où je ne marcherai plus, jamais.

Car oui, sous mes yeux, il fut détruit, fermé, mort.

Il n’existe plus et ce fut comme une personne, que j’ai perdue…

Nadjma


Un jour, je serai morte

Je te dirai un jour avant que

Je t’aimais

Un jour, je serai internée dans un asile

Ce sera sûrement car j’aurai perdu la tête

Je t’écrirai alors des lettres de ma chambre

Un jour, je serai magicienne

Je ferai disparaître les méchants du monde

Un jour, je serai enfin moi

Je m’exprimerai sans avoir peur

D’être emprisonnée ou quoi que ce soit.

Fatima


La première fois que je l’ai vue

c’était un gentil début.

Un petit sourire entre nous

tout a commencé du coup.

Nous étions les étrangères, elle et moi, moi et elle.

Il y avait le chant de la mer

Le soleil qui se couchait.

Si un jour, je ne me sens pas bien

si je n’ai personne à qui parler

elle est toujours là pour moi

elle est la seule que je vois.

La première fois que je l’ai vue

c’était un gentil début

un petit sourire entre nous

tout a commencé du coup.

Méri

 
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